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Emily Ratajkowski annonce la fin de sa carrière d'actrice.

Elle dit être dégoutée par Hollywood.

Écrit par Loic G le mardi 11 avril 2023 à 16h32 mis à jour le mercredi 12 avril 2023 à 20h36

Le mannequin et actrice Emily Ratajkowski a accordé une interview au magazine Los Angeles Times dans laquelle elle confirme arrêter pour de bon sa carrière d'actrice.

Pourtant remarquée dans Gone Girl de David Fincher, ou encore We are your friends, elle dit mettre un trait définitif au métier car elle est dégoutée par Hollywood et la masculinité toxique qui y réside.

Je ne me suis jamais dit ‘Oh, je suis une grande actrice, et ce métier est désormais le mien’. Je me suis senti comme un bout de viande que tout le monde jugeait, avec des gens qui répétaient ‘Est ce qu’elle a d'autres talents à part ses seins ?’ commente Ratajkowski dans une interview pour Le Los Angeles Times. Pour elle, être “acceptée parmi les hommes puissants d’Hollywood” représente une fatalité, qui l’a poussée à virer toute son équipe il y a 3 ans, qui inclut son agent, son représentant commercial et son manager. “Je ne leur faisais pas confiance. Je me disais ‘Je peux recevoir des appels. Je peux prendre mes propres décisions. Aucun d’entre vous ne peut avoir un contrôle sur moi. Tous ces hommes détestent les femmes.'”

Dans son livre My Body, elle raconte également des évènements qui se sont passés lors de soirées accompagnée de son ex mari Sean Bear-McClard, accusé de multiples agression sexuelles:

Je repense à cette scène où mon mari semblait si à l’aise parmi cette assemblée d’hommes qui, deux ans auparavant, baisaient la main d’Harvey Weinstein tout en encourageant leur jeunes clientes à le rencontrer dans une chambre d’hôtel. Je détestais l’idée que mon mari soit connecté à tous ces hommes.

Elle conclut l'interview en disant:

C’est pour ça que je ne suis plus intéressé par le point de vue des hommes. C’est des menteurs. Et je ne parle pas forcément d’infidélité. C’est un monde dégueulasse. C’était dur pour moi d’aller à ces soirées. Avoir une partie de moi connecté à ces hommes-là l’était encore plus